L’ambroisie, plante invasive
et allergène, se développe
en milieu ouvert non enherbé (chantiers,
bords de routes, …) et également
dans l'espace agricole, notamment dans les
grandes cultures. Si elle n'est pas combattue,
on la retrouve dans les intercultures estivales
(sur chaumes après la récolte
du blé ou du colza) et dans les cultures
de printemps, notamment le tournesol où
elle s'avère très concurrentielle.
Les nouveaux systèmes
de désherbage sur tournesols tolérants
viennent compléter les possibilités
antérieures de désherbage
au semis, qui montrent certaines irrégularités
et insuffisances, notamment en cas de
forte infestation ou de conditions sèches
au moment des applications.
Originaire
d'Amérique du Nord, l'ambroisie provoque
de graves allergies au moment de sa floraison,
en août et septembre. Les personnes sensibles
aux pollens d'ambroisie peuvent présenter
des manifestations, telles que rhinites,
conjonctivites, trachéites, asthme ou
encore des atteintes cutanées comme de
l'urticaire ou de l'eczéma. Près de 6
à 12% de la population serait affectée
par cette plante extrêmement allergisante.
L'ambroisie s'est d'abord implantée dans
la région Rhône-Alpes. Elle gagne partout
du terrain en France. Elle constitue d'ores
et déjà un problème de santé publique
majeur. De récentes publications
confirment que la zone inféodée à l'ambroisie
devrait encore se développer à la faveur
du réchauffement
climatique actuel. La lutte contre
l'ambroisie est désormais rendue obligatoire.
Le Muséum d'Histoire Naturelle a d'ailleurs
décidé de classer l'ambroisie parmi les
quatre plantes invasives nécessitant un
suivi particulier. L'ambroisie
est inscrite dans le Plan Santé
Environnement.
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