| Un
organisme transgénique est un organisme
dont le patrimoine a été modifié
par transgénèse, c’est-à-dire
par l'insertion dans le génome d’un
ou de plusieurs gènes étrangers.
Les organismes transgéniques constituent
des assemblages d'ADN provenant d'organismes
qui ont suivi des parcours évolutifs
divergents les rendant incapables d'échanger
spontanément des gènes. C’est
cette possibilité de franchir la barrière
des espèces qui, en permettant des constructions
génétiques infinies et inédites,
a rendu nécessaire la réglementation
de l’utilisation des organismes transgéniques.
A l’inverse de la transgénèse,
qui voit l’introduction de gènes
d’une autre espèce,
la mutagénèse ne voit l’apport
d’aucun matériel génétique
extérieur.
La mutagenèse, conduite par l’homme,
consiste à provoquer une mutation génétique,
par exposition à un agent physique, chimique
etc… Cette technique ne constitue donc
qu’une utilisation dirigée d’un
phénomène - mutation génétique
- qui se produit naturellement dans l’environnement,
et qui constitue l’un des moteurs de l’évolution
des espèces.
Cette technique est d’ailleurs utilisée
depuis plus de 50 ans pour l’amélioration
génétique de la plupart des espèces
végétales, et dont les semences
obtenues sont utilisées en agriculture
conventionnelle et biologique.
La philosophie des réglementations
françaises et européennes
mises en place pour les OGM intègre cette
différence majeure en ne ciblant que
la transgénèse.
Ainsi, la directive 2001/18/CE de l’Union
européenne relative à la dissémination
volontaire d’OGM dans l’environnement
exclut-elle nommément de son champ d’application
la mutagénèse. La réglementation
française (articles L531-1, L531-2 et
D531-2 du Code de l’environnement) fait
de même et exclut également de
son champ les « techniques qui ont fait
l'objet d'une utilisation traditionnelle sans
inconvénient avéré pour
la santé publique ou l'environnement
», au titre desquelles l’article
D531-2 cite la mutagénèse.
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